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Si les aires urbaines de Pampelune et Tudela concentrent plus de la moitié de la population, la Navarre conserve plus de 900 agglomérations, dont 67% n’arrivent pas à 100 habitants. Pour garantir l’intégration de toutes ces agglomérations, un effort conséquent a été entrepris pour adapter le réseau d’infrastructures au niveau de vie et de développement de leurs administrés.
En ce qui concerne les infrastructures de réseaux locaux d’alimentation en eau et d’assainissement, d’électrification et de solutions au problème des déchets solides urbains, divers plans ont été entrepris dans la dernière décennie. L’investissement est estimé à 450,75 millions d’euros. Pampelune et son agglomération, notamment, disposent d’un système exemplaire de tri sélectif et de recyclage des ordures, auquel 75% des administrés participent volontairement.
La Navarre dispose de 3.636 km de routes, dont 209 appartiennent à la catégorie des autoroutes et semi-autoroutes, 540 km de réseau sont d’intérêt général, 457 km de routes secondaires et 2 427 de desserte locale.
Le réseau principal présente une structure radiale qui part de Pampelune en direction des communautés limitrophes et de la France. La connexion avec San Sebastián-France, avec Vitoria-Bilbao, ainsi qu’avec Saragosse-Barcelone se réalise par semi-autoroute et autoroute. La conversion en semi-autoroute de l’axe Pampelune-Estella-Logroño est presque finalisée, ainsi que l’amélioration de la route Pampelune-France via Irun. De plus, le Département des travaux publics a commencé la construction d’une autre semi-autoroute Pampelune-Jaca-Huesca. En autre, il existe un projet pour construire une voie à grande capacité pour l’axe Pampelune-Tudela-Medinaceli-Madrid.
Conscient de l’importance stratégique des communications routières, la Communauté forale met en place des schémas directeurs du réseau routier (Schéma directeur 2002-2009 actuellement en cours de réalisation).
L’objectif est de mettre sur pied un réseau routier moderne et sûr, afin de faire de la Navarre un axe de communication de premier plan entre la péninsule ibérique et l’Europe, et dans le corridor de la vallée de l’Èbre. Il s’agit par ailleurs de garantir l’accessibilité de ses habitants de manière équilibrée sur tout le territoire et de favoriser les relations avec les communautés et territoires voisins.

La Navarre possède 3.636 km de routes, dont 209 d’autoroutes et de semi-autoroutes.

La Navarre est reliée par le rail avec Madrid, Barcelone et d’autres villes.
En ce qui concerne le rail, la Navarre possède des connections avec Madrid, Barcelone et d’autres villes, à travers la ligne Saragosse-Alsasua, longue de 175 kilomètres. Il est projeté la réalisation d’un couloir navarrais à grande vitesse qui assurerait la liaison avec la ligne Madrid-Barcelone, par le sud, et avec le réseau européen, par le nord.
Pour le transport aérien, la Navarre dispose d’un aéroport à Noáin, près de Pampelune. Celui-ci assure plusieurs liaisons quotidiennes vers Madrid et Barcelone, en dehors d’autres destinations. L’aéroport dispose d’un plan directeur d’investissements en mesure de répondre à l’augmentation du trafic, lequel dans l’actualité dépasse 300.000 passagers/an.
Le système de soins est parmi les plus avancés en Espagne. Grâce à une bonne structuration tant de ses services que du système associatif qui existe dans notre pays, les administrés navarrais jouissent d’un style de vie salutaire et d’une excellente longévité. La qualité de vie est la conséquence d’une attitude responsable de leur part sur le terrain de la santé. Elle est le complément d’une médecine moderne qui personnalise ses services et consacre à chacun de ses citoyens plus de quatre-vingt-dix mille ptas/an.
Le Plan Santé 2001-2005 est l’expression palpable du plan de développement du système de santé publique qui s’est fixé cinq objectifs prioritaires : problèmes mentaux, maladies neurodégénératives, maladies cérébrales et cardiovasculaires, maladies oncologiques et accidentabilité.
A ce jour, la santé publique navarraise travaille sur un modèle de gestion décentralisée qui va permettre à chaque établissement sanitaire de développer de manière agile des questions comme le libre choix du spécialiste. Par ailleurs, les dispositifs “en ligne” ont été intégrés à l’activité du système de soins publics. Ce qui permet le transfert immédiat des dossiers cliniques entre médecins de soins primaires et spécialisés ou l’assignation de consultations spécialisées à partir du propre ordinateur du médecin de soins primaires. Résultat : Les administrés de la Communauté forale qualifient de “notable” l’actuel système de soins navarrais.